🔨 Chape liquide : l’essentiel en 30 secondes
Une chape liquide (ou fluide) est un mortier autolissant qu’on coule directement au sol. Elle s’étale toute seule. Résultat : un sol parfaitement plan en un temps record, sans ragréage fastidieux.
| Critère | Chape ciment fluide | Chape anhydrite |
|---|---|---|
| Épaisseur minimale | 3 cm (désolidarisée) | 3,5 à 4 cm |
| Temps de séchage avant carrelage | ~15 jours | 4 à 8 semaines |
| Prix moyen (matériau seul) | 8 à 15 €/m² | 12 à 20 €/m² |
| Faisabilité DIY | ✅ Excellente | ⚠️ Réservée aux pros |
| Idéal pour plancher chauffant | Bon | ⭐ Excellent |
Mon conseil : si vous êtes un particulier qui veut se lancer, partez sur une chape ciment fluide. L’anhydrite est techniquement supérieure pour le chauffage au sol, mais sa pose demande une centrale d’approvisionnement et un savoir-faire que vous n’aurez pas avec un sac de 25 kg.
Qu’est-ce qu’une chape liquide exactement ?
Une chape liquide est un mortier fluide à base de ciment ou d’anhydrite (sulfate de calcium) qu’on coule directement sur un support pour obtenir une surface parfaitement plane et lisse. Contrairement à une chape traditionnelle qu’il faut tirer à la règle et talocher, elle s’étale et se nivelle toute seule grâce à des adjuvants fluidifiants. C’est son principal atout. On l’appelle aussi chape fluide, chape autolissante ou chape autolissante ciment — mais attention : en langage pro, « autolissant » désigne plutôt un ragréage très fin (quelques millimètres). Ici, on parle bien d’une couche de 3 à 5 cm d’épaisseur, capable d’enrober des gaines et des tuyaux de plancher chauffant.
La chape liquide existe en deux grandes familles :
- La chape ciment fluide : à base de ciment Portland, de sable fin et d’adjuvants. C’est la plus courante pour le DIY.
- La chape anhydrite : à base de sulfate de calcium. Elle a un retrait plus faible, une meilleure conductivité thermique, mais elle craint l’humidité et son temps de séchage est plus long.
J’ai testé les deux en accompagnant des potes sur leurs chantiers. Mon verdict perso : le ciment fluide, c’est la copine sympa qui pardonne les petites erreurs. L’anhydrite, c’est la diva qui exige des conditions parfaites mais qui donne un résultat bluffant quand elle est bien traitée.
Quels sont les avantages et les inconvénients d’une chape liquide ?
Les atouts majeurs de la chape liquide sont sa rapidité de mise en œuvre sur de grandes surfaces et sa capacité à épouser parfaitement les reliefs d’un plancher chauffant sans laisser de vides d’air. Mais elle n’est pas exempte de défauts, et mieux vaut les connaître avant de se lancer.
✅ Les avantages de la chape fluide :
- 🧭 Autolissante : elle se met de niveau toute seule. Une fois coulée, un simple coup de râteau à bulles et c’est réglé.
- ⏱️ Pose ultra-rapide : comptez 1 à 2 heures pour 100 m² avec deux personnes. Une chape traditionnelle vous prendrait 5 à 6 fois plus de temps.
- 🔥 Enrobage parfait des tuyaux : aucun vide d’air autour des gaines de chauffage, donc un rendement thermique optimal.
- 📏 Grande surface sans joint : jusqu’à 300 m² d’un seul tenant pour une chape ciment fluide, jusqu’à 1000 m² pour une anhydrite.
- 💪 Résistance mécanique : une fois durcie, la chape ciment fluide atteint 20 à 25 MPa, largement suffisant pour un usage résidentiel.
❌ Les inconvénients à ne pas sous-estimer :
- 💧 La laitance en surface : après séchage, une fine pellicule poudreuse se forme. Il faut la poncer avant de poser carrelage ou parquet. Je l’ai appris à mes dépens le jour où mon carreleur m’a regardée avec des yeux ronds en voyant la poussière blanche sous sa colle.
- ⚠️ Sensibilité aux fissures : un mauvais dosage en eau ou une cure négligée, et vous vous retrouvez avec des microfissures en étoile. Rien de dramatique pour un garage, mais gênant pour un séjour.
- 🕐 Temps de séchage : 15 jours avant de carreler pour le ciment fluide, jusqu’à 2 mois pour l’anhydrite. Si vous êtes pressé, c’est un facteur limitant.
- 🌧️ L’anhydrite et l’humidité : cette chape est hydrophile. Elle gonfle au contact prolongé de l’eau. Pas question de l’utiliser dans une salle de bain sans une étanchéité irréprochable.
Ciment fluide ou anhydrite : comment choisir pour son chantier ?
Le choix se fait en fonction du type de projet, du délai que vous avez et de votre niveau d’expérience. Pour un particulier qui rénove, la chape ciment fluide est le choix le plus sûr ; pour un plancher chauffant performant posé par un pro, l’anhydrite prend l’avantage.
Voici les critères qui ont guidé mes propres décisions sur les chantiers que j’ai accompagnés :
- 🔧 Niveau de compétence : le ciment fluide se gâche au malaxeur électrique et se transporte en seaux. L’anhydrite est pompée par une centrale depuis un camion-toupie — c’est un travail d’équipe pro, pas un one-man-show du samedi.
- 🏠 Surface à couvrir : pour moins de 80 m², le ciment fluide en sacs est économique et gérable. Au-delà, une livraison en toupie (ciment ou anhydrite) devient pertinente.
- 🌡️ Chauffage au sol : si vous installez un plancher chauffant à eau, l’anhydrite est objectivement supérieure. Sa conductivité thermique est meilleure et son retrait quasi nul évite les contraintes sur les tuyaux. Mais le ciment fluide fait très bien le job pour un usage résidentiel standard.
- 💰 Budget : comptez 8 à 15 €/m² pour un ciment fluide en sac, 12 à 20 € pour de l’anhydrite fournie-pompée. Ajoutez 10 à 25 €/m² de main-d’œuvre si vous déléguez.
💡 L’astuce de Cam_LaDouille : si hésitez entre faire livrer une toupie ou gâcher vous-même, sachez qu’un sac de 25 kg de chape fluide couvre environ 0,5 m² à 4 cm d’épaisseur. Pour 60 m², il vous faudra 120 sacs. À 500 tr/min, un malaxeur mélange un sac en 2 minutes. Faites le calcul : 120 sacs × 3 min (mélange + versement) = 6 heures de malaxage non-stop. Avec un ami et deux malaxeurs, c’est jouable. Seul, vous allez souffrir.
Quel matériel faut-il pour couler une chape liquide ?
Pour réussir une chape fluide, vous avez besoin d’un malaxeur électrique lent (500 tr/min), d’un niveau laser, de piges de hauteur, d’une règle de nivellement ou d’un balai débulleur, et bien sûr des consommables comme le film polyéthylène et la bande périphérique.
Voici la check-list complète que j’utilise à chaque fois :
- Malaxeur électrique lent (500 à 700 tr/min) : ne prenez pas une perceuse classique, elle va brûler. Un malaxeur pro se loue 25 € la journée.
- Niveau laser rotatif : pour repérer le point haut et positionner les piges. Une erreur de niveau, c’est toute la chape qui est à refaire.
- Piges de hauteur (plots réglables) tous les 1,5 m : elles vous donnent le repère visuel pendant le coulage. Les sticks de hauteur autocollants peuvent dépanner, mais les piges sont plus fiables.
- Râteau étaleur et barre de nivellement : pour répartir le produit avant qu’il ne s’auto-lisse. Certains utilisent un simple balai débulleur, mais le râteau est plus efficace sur les grandes surfaces.
- Seau doseur + balance : l’eau, c’est la clé. Un excès de 0,5 litre d’eau par sac peut réduire la résistance de 20 %. Le seau doseur fourni avec le produit est votre meilleur ami.
- Film polyéthylène 150 µm : pour une pose désolidarisée (flottante). Il empêche la chape d’adhérer au support et crée une barrière contre les remontées d’humidité.
- Bande périphérique de désolidarisation (5 à 8 mm d’épaisseur) : elle longe tous les murs pour absorber la dilatation de la chape et éviter les ponts phoniques.
- Produit de cure : à appliquer juste après le coulage. Il forme un film qui ralentit l’évaporation de l’eau et prévient les fissures.
- Équipement de sécurité : gants étanches, lunettes anti-projections, bottes. Le mortier fluide, c’est basique et corrosif. La peau et les yeux n’aiment pas.
Comment préparer le support avant de couler la chape ?
La préparation du support est l’étape qui fait la différence entre une chape qui dure 20 ans et une chape qui fissure en 6 mois. Il faut impérativement vérifier la planéité, nettoyer, poser un film polyéthylène et une bande périphérique, puis placer des piges de hauteur à partir du point le plus haut de la pièce.
Voici les étapes détaillées, sans raccourci :
1. Vérifier la planéité du support
Passez une règle de 4 m sur toute la surface. Si vous mesurez des écarts supérieurs à 2 cm, il faut d’abord ragréer ou reprendre localement. Une chape fluide compense les petites irrégularités, mais pas les bosses de 3 cm.
2. Nettoyer et traiter
Dépoussiérez à l’aspirateur de chantier. Si le support est poreux (dalle béton neuve ou vieille chape), appliquez un primaire d’accrochage. Si vous êtes en pose désolidarisée (la plus courante en rénovation), le primaire n’est pas nécessaire puisque le film polyéthylène fera barrière.
3. Poser le film polyéthylène
Déroulez le film en couvrant toute la surface, avec des recouvrements de 20 cm entre les lés. Remontez-le sur les murs de 10 cm au-dessus du niveau fini prévu. Scotchez les jonctions. Ce film empêche la chape de coller au support (désolidarisation) et bloque les remontées d’humidité.
4. Poser la bande périphérique
Déroulez-la tout autour de la pièce, le long de tous les murs, cloisons, seuils de porte et poteaux. La bande dépasse d’environ 2 cm au-dessus de la future chape. Elle sera coupée après le coulage.
5. Repérer le point haut et placer les piges
Avec votre laser, trouvez le point le plus haut du support : c’est votre altitude zéro de chape. Marquez-le. Ensuite, ajoutez l’épaisseur minimale de chape (3 cm en pose désolidarisée) pour obtenir votre niveau fini. Placez les piges de hauteur tous les 1,5 m environ, réglées à cette altitude. Ces piges sont vos repères visuels lors du coulage.
Je ne le répéterai jamais assez : ne négligez pas les piges. J’ai vu un ami se dire « je gère au feeling », et sa chape de 60 m² avait 1,5 cm de dénivelé d’un bout à l’autre. Le parquet en a souffert.
⚠️ Attention passage de gaines : si des gaines électriques ou des tuyaux traversent le sol, fixez-les au support avant de couler. Une chape fluide exerce une poussée qui peut faire flotter des gaines mal arrimées. Je les fixe toujours avec des cavaliers cloués tous les 50 cm — ça prend 10 minutes, ça sauve une chape.
Comment mélanger et couler une chape ciment fluide étape par étape ?
Le coulage d’une chape ciment fluide se fait en trois temps : le mélange rigoureux eau+poudre, le versement de la pièce du fond vers la sortie, puis le débullage à la barre pour chasser l’air et parfaire le nivellement. Chaque étape doit être minutée car le temps ouvert du produit n’est que de 2 à 3 heures.
Le mélange : le nerf de la guerre
Respectez scrupuleusement le dosage en eau indiqué par le fabricant. Sur un sac Weber Chape liquide, c’est 2,6 à 2,8 litres d’eau par sac de 25 kg. Un excès d’eau, et la chape perd en résistance ; un manque d’eau, et elle ne s’étale pas.
- Versez la quantité d’eau exacte dans le malaxeur.
- Ajoutez progressivement la poudre (ne faites pas l’inverse, la poudre au fond ne se mélange jamais).
- Malaxez 1 à 2 minutes à 500 tr/min, jusqu’à obtenir une pâte fluide, homogène, sans grumeaux.
- Laissez reposer 2 minutes (c’est le débullage passif : l’air remonte).
- Remélangez 10 à 20 secondes et vérifiez la fluidité.
Le test de fluidité : versez un peu de produit sur une surface plane. Il doit former un disque qui s’étale doucement, sans couler comme de l’eau ni rester en tas. Si vous avez un étalomètre, utilisez-le — sinon, fiez-vous à votre œil. Une chape bien dosée a la consistance d’une pâte à crêpes légère.
[IMAGE_ICI] [IMAGE_DESCRIPTION: Close-up of a worker’s hands pouring a bag of cement powder into a bucket of water being mixed with an electric paddle mixer, with measuring jug nearby.]Le coulage : organisé et sans précipitation
Une fois la première gâchée prête, versez-la au sol. Commencez toujours par le point le plus éloigné de la sortie de la pièce. Si vous commencez près de la porte, vous allez vous piéger vous-même dans un coin.
Procédez par sections de 15 à 20 m² maximum. Versez la chape, puis utilisez un râteau étaleur pour la répartir grossièrement. Les piges de hauteur vous guident : la chape doit affleurer le dessus des piges.
Mon compagnon, cobaye débutant numéro 1 sur le chantier de notre chape de garage, a fait l’erreur classique : il a vidé 4 gâchées au même endroit en pensant « ça va s’étaler plus vite ». Résultat : une montagne de chape au milieu, et les bords à sec. Répartissez au fur et à mesure, c’est plus simple.
Le débullage : l’étape que personne ne fait correctement
Dès qu’une section est coulée et étalée, passez le balai débulleur (ou barre de nivellement) en mouvements croisés. Ce n’est pas juste pour enlever les bulles d’air visibles : le débullage chasse les microbulles qui, en séchant, créent des porosités et fragilisent la surface.
La technique : poussez la barre en avant avec un angle de 45°, puis ramenez-la vers vous à plat. Passez une fois dans un sens, une fois dans l’autre. Travaillez proprement, sans brutalité, pour ne pas créer de vagues.
Le temps total de pose pour 100 m² avec deux personnes et deux malaxeurs : environ 1h30 à 2h. Seul, comptez plutôt 4 heures — et c’est sportif.
Comment réussir la cure et le séchage de sa chape fluide ?
Une fois la chape coulée et débullée, il faut impérativement appliquer un produit de cure en surface pour éviter une évaporation trop rapide de l’eau, puis respecter les délais de séchage adaptés au type de revêtement que vous allez poser.
L’application du produit de cure : pulvérisez-le ou étalez-le au rouleau immédiatement après le débullage, sur la chape encore fraîche. Ce produit forme une pellicule qui retient l’eau dans le mortier le temps de la prise hydraulique. Sans cure, l’eau s’évapore trop vite et la chape fissure. C’est aussi simple que ça.
Les délais de séchage pour une chape ciment fluide :
- 🔹 Circulation piétonne légère : 24 à 48 heures après le coulage.
- 🔹 Pose de carrelage : 15 jours minimum, avec contrôle du taux d’humidité résiduelle (< 2 % pour le carrelage). Poncez la laitance avant la pose.
- 🔹 Pose de parquet : 4 à 6 semaines, avec un taux d’humidité résiduelle inférieur à 1,5 % pour un parquet contrecollé.
Pour l’anhydrite, multipliez ces délais par deux, et ajoutez une mise en chauffe progressive du plancher chauffant : commencez à 20°C, augmentez de 5°C par jour, maintenez la température max 3 jours, puis redescendez progressivement. Ce protocole est obligatoire sous peine de fissuration.
Quant au ponçage de la laitance : utilisez une ponceuse à béton avec des pads diamantés. C’est poussiéreux (portez un masque FFP2) et un peu long, mais indispensable. La colle à carrelage n’accroche pas sur la laitance. Si vous zappez cette étape, vos carreaux sonneront creux dans 2 ans.
Quelles sont les erreurs les plus fréquentes avec une chape liquide ?
Les trois erreurs qui reviennent sans cesse sur les forums et que j’ai moi-même commises ou vues sont : un dosage en eau trop élevé, l’absence de produit de cure, et un support mal préparé. Ce sont des détails qui semblent anodins mais qui peuvent ruiner le résultat final.
Erreur n°1 : le surdosage en eau
On se dit « un peu plus d’eau, ça s’étalera mieux ». Vrai, mais la résistance mécanique s’effondre. La norme, c’est 2,6 à 2,8 litres d’eau par sac de 25 kg. Pas un demi-litre de plus. J’ai vu une chape dosée à 3,5 litres/sac qui s’est délaminée en surface après 6 mois.
Erreur n°2 : zapper la cure
« Je laisse sécher tranquille. » Non. Une chape jeune sans cure, c’est une évaporation de surface trop rapide, un retrait différentiel, et des fissures en toile d’araignée. Le produit de cure coûte 10 € le litre et s’applique au rouleau en 15 minutes. C’est le meilleur investissement du chantier.
Erreur n°3 : le support non préparé
Rester collé à la poussière, aux gravillons, oublier le film polyéthylène ou la bande périphérique. Tout ça, c’est la garantie d’une chape qui adhère là où elle ne devrait pas, qui fissure ou qui transmet les bruits. Une préparation soignée, c’est 70 % de la réussite.
Erreur n°4 : se lancer sur une trop grande surface seul
Au-delà de 80 à 100 m², la logistique de gâchage dépasse un particulier. Il faut gérer l’approvisionnement, le mélange, le coulage et le débullage dans un temps limité. Si vous sentez que vous allez dépasser les 3 heures de temps ouvert, prenez un professionnel ou louez une pompe à chape.
Erreur n°5 : mettre en route le chauffage au sol trop tôt
Pour une anhydrite, la mise en chauffe ne démarre pas avant 7 jours minimum après le coulage, et doit suivre le protocole progressif que j’ai décrit plus haut. Pour une chape ciment fluide, le délai est de 21 jours. Brûler les étapes, c’est fissurer la chape et endommager les tuyaux.
Faut-il faire appel à un pro ou le faire soi-même ?
Pour une surface inférieure à 80 m² dans une pièce accessible, une chape ciment fluide est tout à fait réalisable en DIY avec un peu de préparation et l’aide d’une deuxième personne. Au-delà, ou pour une chape anhydrite, le recours à un chapiste professionnel agréé est fortement recommandé.
Le critère décisif, c’est le temps ouvert. Une chape fluide commence sa prise au bout de 2 à 3 heures. Si vous avez 120 m² à couler, il vous faudra probablement 4 à 5 heures seul — la première partie sera déjà en train de prendre pendant que vous coulerez la dernière. Le résultat sera inhomogène.
Pour un DIY réussi, il faut au minimum :
- Deux personnes (une qui mélange, une qui étale).
- Deux malaxeurs électriques (un qui tourne pendant que l’autre est en pause débullage).
- Une pièce bien préparée la veille (film, piges, bande).
- Tous les sacs de chape stockés dans la pièce, à température ambiante.
Sur les forums, j’ai lu des récits de bricoleurs qui ont réussi seuls 70 m². D’autres ont galéré sur 30 m². La différence ? La préparation. Si tout est prêt, que les sacs sont ouverts et que l’eau est dosée dans des seaux avant même la première gâchée, ça change tout.
Mon conseil : testez d’abord sur une petite surface. Une buanderie de 6 m², un cellier. Pas un séjour de 50 m² avec plancher chauffant. Si le test vous paraît maîtrisable, passez à l’échelle supérieure. Sinon, faites venir un pro.
Comment entretenir une chape liquide dans la durée ?
Une chape liquide bien réalisée ne nécessite quasiment aucun entretien, car elle est toujours recouverte d’un revêtement (carrelage, parquet, PVC). Les seuls points de vigilance concernent la période qui précède la pose du revêtement et, pour une chape laissée nue dans un garage, quelques précautions simples.
Pendant la phase de séchage, protégez la chape des courants d’air et des chocs thermiques. Une fenêtre ouverte en plein soleil peut créer un différentiel de température qui fissure. Je couvre généralement la surface avec un polyane léger pendant les 48 premières heures.
Si vous utilisez la chape comme sol fini dans un garage ou un atelier (ça se fait, surtout en copropriété où le bricolage silencieux est une religion), appliquez un durcisseur de surface après ponçage. Ça réduit la porosité et l’émission de poussière. Renouvelez-le tous les 3 à 5 ans.
Pour une chape anhydrite, soyez vigilant sur les infiltrations d’eau. Si le joint de votre machine à laver fuit et que l’eau stagne, l’anhydrite peut se dégrader localement. Le carrelage protège, mais une fuite prolongée peut traverser les joints.
✨ Mon verdict
Après avoir posé, fait poser et dépanné des chapes liquides sur une bonne dizaine de chantiers, mon opinion est claire : la chape ciment fluide est l’une des meilleures solutions pour un particulier qui veut un sol plan sans se ruiner ni y passer trois week-ends. Elle est rapide, accessible, et pardonne les petites maladresses si on respecte trois règles d’or.
Première règle : le dosage en eau est sacré. Pesez, mesurez, ne trichez pas. C’est le fondement de la solidité de votre sol.
Deuxième règle : la cure n’est pas optionnelle. 15 minutes au rouleau juste après le coulage, et vous évitez 90 % des problèmes de fissuration. Considérez le produit de cure comme une assurance tous risques à 10 €.
Troisième règle : ne vous lancez pas seul sur une grande surface. Au-delà de 50 m², trouvez un binôme. La fatigue et le stress du temps qui passe sont vos pires ennemis.
Je recommande la chape ciment fluide pour toute rénovation intérieure où le support est stable et la surface raisonnable. Si vous avez un plancher chauffant à eau et le budget, l’anhydrite posée par un pro donne un résultat thermique supérieur — mais attendez-vous à 6 à 8 semaines de séchage avant de pouvoir carreler.
Et vous, avez-vous déjà tenté une chape liquide ? Qu’est-ce qui vous a le plus surpris — en bien ou en mal ? Racontez-moi votre expérience en commentaire, je réponds toujours aux retours de chantier. Surtout les galères, parce que c’est comme ça qu’on apprend !
Quelle épaisseur minimale pour une chape liquide ?
L’épaisseur minimale d’une chape ciment fluide est de 3 cm en pose désolidarisée (sur film polyéthylène) et de 4 à 4,5 cm sur isolant pour garantir une résistance suffisante. Pour une chape anhydrite, comptez 3,5 cm minimum en pose désolidarisée et 4,5 cm sur isolant. Ces valeurs sont imposées par les DTU et les Avis Techniques des fabricants. Une épaisseur inférieure risque la fissuration et l’effritement, surtout dans les zones de passage. Si vous enrobez des tuyaux de plancher chauffant, l’épaisseur au-dessus des tubes doit être d’au moins 2 cm pour le ciment fluide. Retrouvez les préconisations exactes sur le site de Weber.
Quand peut-on marcher sur une chape liquide ?
Sur une chape ciment fluide, la circulation piétonne légère est possible 24 à 48 heures après le coulage, mais évitez de poser des charges lourdes ou de faire rouler une brouette avant 7 jours. Pour une chape anhydrite, le délai est de 48 à 72 heures pour une circulation légère. Attention : marcher ne signifie pas carreler. Le carrelage nécessite un séchage complet de 15 jours minimum (ciment) à 4-8 semaines (anhydrite). Ces délais dépendent des conditions ambiantes : température idéale entre 15 et 25°C, hygrométrie modérée. Une pièce froide et humide allonge considérablement le temps de séchage. Le site Chapes-Info détaille ces durées par type de produit.
Peut-on poser une chape liquide sur un vieux carrelage ?
Oui, à condition de poser un film polyéthylène de désolidarisation entre l’ancien carrelage et la nouvelle chape. Le carrelage existant doit être stable, sans carreaux décollés ni fissures évolutives. Nettoyez-le soigneusement, rebouchez les éventuels trous avec un mortier de réparation, puis procédez à une pose flottante classique avec film polyéthylène et bande périphérique. L’ancien carrelage sert alors de support porteur. Vérifiez toutefois la hauteur résiduelle disponible pour ne pas créer une marche trop importante au niveau des portes. La source Bonnici mentionne cette possibilité en rénovation.
Quelle est la différence entre une chape liquide et un ragréage autolissant ?
La différence principale est l’épaisseur d’application. Un ragréage autolissant s’applique sur 1 à 10 mm pour rattraper de légers défauts de planéité avant de poser un revêtement. Une chape liquide se coule sur 3 à 5 cm d’épaisseur, elle constitue une véritable couche structurelle capable d’enrober des gaines, des tuyaux de chauffage ou d’intégrer un isolant. La chape a une résistance mécanique bien supérieure (20-25 MPa contre 10-15 MPa pour un ragréage). En résumé : le ragréage corrige la surface, la chape crée le sol. Le site Ootravaux compare ces deux solutions en détail.
Pourquoi ma chape liquide a-t-elle blanchi en surface ?
Ce blanchiment superficiel est la laitance, un phénomène normal sur une chape ciment fluide. Lors du coulage et du débullage, une fine couche de ciment pur et d’eau remonte à la surface. En séchant, elle forme une pellicule blanchâtre, poudreuse et peu résistante. Cette laitance doit impérativement être poncée avant la pose de carrelage ou de parquet, car elle empêche l’adhérence de la colle. Utilisez une ponceuse à béton avec pads diamantés, aspirateur branché, masque FFP2. Le ponçage doit révéler le grain du sable sous-jacent. Le forum Futura-Sciences discute de ce problème et de ses solutions.